apprendre de, citations+, SAGESSE, spiritualité — 2 juillet 2019 at 17 h 59 min

#36. La Sagesse Africaine en 7 citations de Amadou Hampâté Bâ

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Tu le sauras quand tu sauras que tu ne sais pas et que tu attendras de savoir.

Amadou Hampâté Bâ

De nationalité malienne, Amadou Hampâté Bâ est né en 1901 et décédé en 1991. Écrivain, sage africain, ethnologue, membre du Conseil exécutif de l’Unesco, défenseur de la tradition orale et bibliothèque huma ou musée humain ambulant des sagesses africaines des temps immémoriaux, Amadou Hampâté Bâ est un grand sage parmi les sages qui aient existé sur terre. Il nous a laissé une œuvre littéraire et orale dont le POUVOIR
contribuera éternellement au patrimoine intellectuel et spirituel de l’humanité.

Amadou Hampâté Bâ, 7 citations de sagesse africaine, une Afrique profonde. Capture photo extraite de la couverture de son livre « Amkoullel L’Enfant Peul » disponible sur Amazon via ce lien.
Amadou Hampâté Bâ, 7 citations de sagesse africaine, pour une une Afrique de sagesse et de vision en profondeur. Capture photo extraite de la couverture de son livre « Amkoullel L’Enfant Peul » disponible sur Amazon via ce lien.

Cher Enfant Congolais du Futur, Cher Enfant Africain Leader+,

Voici 7 citations de Amadou Hampâté Bâ pour t’aider à enrichir tes connaissances dans les sagesses d’Afrique d’hier et surtout celle de demain dont tu as la charge de la création ou de la reconstruction. #succès

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Quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle.

Tous ces enseignements reposent sur des exemples concrets faciles à comprendre pour les Enfants. Certaines scènes observées donnent l’occasion de développements plus profonds : un arbre déployant ses branches dans l’espace permet d’expliquer comment tout dans l’univers, se diversifie à partir de l’unité ; une fourmilière , une termitière donnent l’occasion de parler des vertus de la solidarité et des règles de la vie sociale. A partir de chaque exemple, de chaque expérience vécue, le bawo et les anciens enseignent aux garçons comment se comporter dans la vie et quelles sont les règles à respecter envers la nature, envers ses semblables et envers soi-même. Ils leurs enseignent à être des hommes.

Ne regrette rien, il faudra toujours continuer à apprendre et à te perfectionner, et ce n’est pas à l’école que tu pourras le faire. L’école donne des diplôme, mais c’est dans la vie qu’on se forme.

Quand il arrive dans un endroit, le caméléon prend la couleur du lieu. Ce n’est pas de l’hypocrisie ; c’est d’abord la tolérance, et puis le savoir-vivre. Se heurter les uns les autres n’arrange rien. Jamais on n’a rien construit dans la bagarre. La bagarre détruit. Donc la mutuelle compréhension est un grand devoir. Il faudrait toujours chercher à comprendre notre prochain. Si nous existons, il faut admettre que, lui aussi, il existe.

L’homme, dit-on chez nous, n’est qu’un semeur distrait, alors que la mère est considérée comme l’atelier divin où le créateur travaille directement, sans intermédiaire, pour former et mener à maturité une vie nouvelle. C’est pourquoi, en Afrique, la mère est respectée presque à l’égal d’une divinité.

On ne peut m’annoncer une nouvelle plus grave que celle que le destin m’a assigné au jours de ma naissance en me disant : tu es entré dans une existence dont tu ne sortiras pas vivant quoi que tu fasses. Et nulle force humaine ne pourra jamais me loger plus étroitement sur cette terre que je ne le serai dans ma propre tombe. C’est pourquoi, aucune mauvaise nouvelle ne peut réellement m’assombrir. J’ai appris à voir venir la mort avec le même calme que je vois tomber la nuit quand le jour décline . A chaque réveil je me considère comme un condamné en sursis … La vie est un drame qu’il faut vivre avec sérénité.

En Afrique traditionnelle, l’individu est inséparable de sa lignée, qui continue de vivre à travers lui et dont il n’est que le prolongement. C’est pourquoi, lorsqu’on veut honorer quelqu’un, on le salue en lançant plusieurs fois non pas son nom personnel (ce que l’on appellerait en Europe le prénom) mais le nom de son clan : « Bâ ! Bâ ! » ou « Diallo ! Diallo ! » ou « Cissé ! Cissé ! » car ce n’est pas un individu isolé que l’on salue, mais, à travers lui, toute la lignée de ses ancêtres.

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L’ENFANT CONGOLAIS DU FUTUR
… éduquons-le ensemble ! #succès

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